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Le secret du mélange italien. C'est l'association de l'arabica et du robusta qui a fait le succès du café torréfié italien, lui donnant son corps et ses arômes gourmands... à condition que le robusta soit de qualité.

Arabica et Robusta : le vrai rôle du Robusta dans l'espresso italien

Le Robusta a mauvaise réputation, et c'est bien dommage. On part en quête du « 100 % arabica », persuadés que c'est un gage de qualité — alors qu'en réalité, ce que beaucoup d'entre nous aiment dans leur tasse (ce petit goût de chocolat, de cacao, de caramel, ce corps qui remplit la bouche) vient très souvent du Robusta. La vraie question n'est jamais « arabica ou robusta ? », mais « quelle qualité de robusta, et dans quelle proportion ? ». Une robusta d'exception, associée à un arabica d'exception, donne un café bien plus intéressant qu'un arabica seul et médiocre. C'est exactement pour cette raison que nous avons choisi les torréfacteurs avec qui nous travaillons.

Arabica : finesse, arômes, acidité — les qualités et les clichés

L'arabica a construit sa réputation sur de vraies qualités : une belle finesse aromatique, des notes florales ou fruitées selon son origine, une acidité vive qui donne du relief à la tasse. C'est un grain délicat, souvent plus cher, cultivé en altitude, qui demande beaucoup de soin.

Mais cette réputation a aussi créé un raccourci un peu trop simple « arabica = qualité, robusta = défaut ». Un espresso 100 % arabica peut être merveilleux — nous en proposons d'ailleurs de très beaux, ronds et harmonieux. Mais il peut aussi manquer de corps, virer un peu trop acide, ou ne pas être idéal pour une machine à café automatique. La finesse de l'arabica, seule, ne suffit pas toujours à faire un bon espresso à l'italienne.

Robusta : corps, crema, caféine — pourquoi les Italiens l'adorent

En Italie, le robusta n'a jamais eu cette mauvaise image. Il est utilisé depuis toujours, pour de bonnes raisons : il apporte du corps, une belle rondeur en bouche, et une crema plus épaisse et plus persistante. Bien torréfié, un robusta de qualité développe des arômes de chocolat, de cacao, de caramel — exactement les notes que beaucoup de gens recherchent.

Nos torréfacteurs artisans ne travaillent qu'avec du robusta haut de gamme, sélectionné avec la même exigence que leur arabica. Et il y a un autre détail qui compte énormément : aucun de nos torréfacteurs ne vient du sud de l'Italie, là où les torréfactions ont tendance à être très foncées. Une torréfaction trop poussée peut littéralement effacer les arômes fins, aussi bien ceux de l'arabica que ceux du robusta. Avec nos mélanges italiens à torréfaction moyenne, tous les arômes restent intacts — et le robusta, dans ces conditions, devient réellement agréable en tasse.

Reconnaître un bon robusta

Un robusta de mauvaise qualité se repère vite : amertume sèche, note un peu caoutchouteuse, astringence qui reste en bouche bien après la gorgée. Un robusta bien sélectionné, lui, n'a rien de brutal — il apporte du chocolat, du cacao, parfois une pointe de caramel, sans jamais dominer l'arabica avec lequel il est assemblé. La différence tient à l'origine du grain, à la manière dont il est trié, et à une torréfaction qui ne cherche pas à masquer ses défauts sous une couleur trop foncée.

L'assemblage à l'italienne : l'art de doser les deux

L'arabica apporte la finesse, les arômes, l'acidité qui donne du relief. Le robusta apporte le corps, la crema, la caféine, cette petite intensité qui ancre le café. L'art du torréfacteur, c'est de doser les deux pour qu'ils se complètent, sans que l'un écrase l'autre. 

En Italie, les assemblages classiques tournent le plus souvent autour de 70-80 % d'arabica pour 20-30 % de robusta — une base qui garde la finesse aromatique tout en donnant au café le corps nécessaire pour tenir face au lait d'un cappuccino ou traverser une machine automatique sans s'effondrer

Nos cafés

Chez Barcino, aucun de nos assemblages ne cherche à cacher son robusta — au contraire, on le met en valeur, avec la même exigence que pour l'arabica. Alors la prochaine fois qu'on vous dit qu'un "100 % arabica" est un gage ultime de qualité, souvenez-vous : le meilleur espresso italien n'a jamais été une question de pureté, mais d'équilibre.